Glood

Charge d’entraînement, forme et fatigue expliquées

La charge d’entraînement en cyclisme résume le travail enregistré. Les valeurs CTL, ATL et TSB décrivent une moyenne à long terme, une moyenne à court terme et leur différence. On les appelle souvent condition physique, fatigue et forme : ce sont des repères de calcul à lire avec vos sensations.

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CTL : l’historique à plus long terme

CTL signifie « chronic training load », soit charge chronique d’entraînement. Dans les graphiques de charge, cette valeur est souvent appelée condition physique. Une moyenne pondérée à plus long terme décrit la continuité des sorties ; elle ne mesure pas directement toutes vos capacités sur le vélo.

Dans Glood, la condition physique est une moyenne à pondération exponentielle de la charge quotidienne sur 42 jours, la fatigue est calculée sur 7 jours et la forme est la condition physique moins la fatigue ; une forme positive correspond donc à davantage de fraîcheur.

Une pondération exponentielle donne du poids à la charge récente tout en conservant une influence décroissante des jours précédents. La période de 42 jours décrit la vitesse de réponse du calcul. Elle ne signifie pas que les données sont supprimées d’un bloc après ce délai.

Une sortie importante contribue à la moyenne sans effacer l’historique. Regardez si votre pratique a changé pendant plusieurs semaines. Une valeur plus haute ne devient pas un objectif indépendant de la sortie ou de l’épreuve que vous préparez.

ATL : la charge récente, pas toute la fatigue ressentie

ATL signifie « acute training load », soit charge aiguë d’entraînement. La moyenne courte réagit plus vite à un changement de charge quotidienne. Elle peut donc monter ou descendre avant la moyenne longue quand le rythme des sorties change.

L’appellation fatigue peut prêter à confusion : le calcul utilise des données d’entraînement, alors que vos sensations dépendent aussi du sommeil, du stress et des contraintes quotidiennes. Une valeur basse n’établit pas que vous vous sentez reposé.

Avant d’interpréter une rupture sur une courbe, vérifiez les séances enregistrées. Une sortie manquante ou une activité en double change l’entrée du modèle. Comparez ensuite le graphique avec votre semaine réelle.

TSB : comprendre la différence et son signe

TSB signifie « training stress balance », un équilibre entre les deux valeurs de charge. Dans la convention condition physique moins fatigue, la différence est positive quand la valeur longue dépasse la valeur courte ; elle est négative dans le cas inverse.

Prenons un exemple de soustraction : 50 moins 40 donne +10. En inversant les valeurs, 40 moins 50 donne −10. Ces nombres servent seulement à expliquer le signe. Ils ne fixent pas des objectifs ni des limites de santé.

Les méthodes peuvent différer par leurs entrées, leurs périodes ou le moment du calcul. Avant de comparer deux graphiques, lisez leurs définitions. Un même mot ne garantit pas une même formule.

Une forme positive ne promet pas une performance, et une forme négative ne pose pas un diagnostic. Le graphique n’explique pas à lui seul une gêne ou des sensations inhabituelles.

Un exemple du calcul quotidien

Pour reproduire une moyenne pondérée, il faut connaître la valeur précédente, la charge du jour, le coefficient utilisé et le moment de la mise à jour. Une moyenne arithmétique sur une fenêtre fixe ne donne pas le même calcul.

Les mises à jour quotidiennes de Glood sont : condition physique = condition physique précédente + (charge du jour − condition physique précédente) / 42 ; fatigue = fatigue précédente + (charge du jour − fatigue précédente) / 7 ; forme = condition physique mise à jour − fatigue mise à jour.

Supposons que les deux valeurs précédentes soient 40 et que la charge du jour soit 82. La condition physique devient 41 ; la fatigue devient 46 ; leur différence est −5. Les entrées de cet exemple sont fictives et illustrent uniquement le calcul.

Dans un tableau, reportez les valeurs mises à jour d’une journée à la suivante. Choisissez une valeur initiale et une règle cohérente pour les jours sans sortie. Ces choix peuvent peser sur le début d’un historique court.

La charge du jour est elle-même calculée selon une méthode. Ces formules ne suffisent pas à définir la façon dont tous les outils évaluent une sortie. Des distances ou des durées identiques ne garantissent pas une entrée identique.

Pourquoi la forme peut-elle remonter quand vous roulez moins ?

Quand la charge quotidienne diminue, une moyenne courte réagit plus vite qu’une moyenne longue. Leur différence peut devenir plus positive pendant une semaine plus facile. Cela décrit une réponse mathématique, pas une amélioration instantanée de vos capacités.

À l’inverse, plusieurs journées exigeantes peuvent faire évoluer la moyenne courte plus rapidement. Identifiez d’abord le rôle de la période : augmenter le travail, récupérer ou reprendre après une pause.

Une longue pause peut faire baisser les deux moyennes. Une différence positive après cette pause ne signifie pas que votre capacité est restée identique. Comparez avec vos sorties récentes ; fraîcheur et capacité ne sont pas deux mots pour la même chose.

Lire vos propres sorties avec le modèle

Commencez par vérifier les données, puis observez plusieurs semaines. Ajoutez vos notes de sensations et les contraintes autour des sorties. Le modèle devient utile quand il aide à formuler une question précise sur votre historique.

Consultez la charge d’entraînement d’une activité et l’évolution de la condition physique, de la fatigue et de la forme. Ces mesures calculées utilisent vos activités enregistrées pour montrer comment l’entraînement récent contribue à la tendance à plus long terme.

La page suivi de la charge d’entraînement dans Glood présente la lecture de l’historique. Évitez de comparer un chiffre isolé à celui d’un autre cycliste : des valeurs semblables ne prouvent pas les mêmes capacités dans un col ou une longue sortie.

Terminez votre revue par la question qui compte pour la suite : manque-t-il une activité, avez-vous accumulé plusieurs journées difficiles ou votre pratique a-t-elle changé ? La hausse d’une courbe n’a de sens que dans le contexte de vos objectifs et de votre récupération.